De Latacunga, nous prenons le bus pour Quito au nord. Juste un bref apercu de la capitale, surtout un apercu de la gare routiere tres furtif car nous prenons tout de suite une correspondance pour Otavalo, a trois heures de route. On est vendredi, et samedi a lieu a Otavalo le plus grand marche artisanal d'Equateur. C'etait l'un des objectifs en Equateur et il a fallu bien calculer pour y arriver au bon jour.
A nouveau cinq heures de bus en journee. Et nous arrivons un peu fatigues a Otavalo (peut-etre la fatigue de 6 mois de voyage), la ville la plus au nord de notre periple, et aussi la seule ville au-dessus de la ligne de l'equateur. Nous nous installons dans un hotel sympa, El Rincon Del Viajero, ou arrivent pas mal de touristes qui comme nous veulent etre la pour le samedi. On part se ballader en ville et on croise alors les Otavaleños, ces indigenes aux habits caracteristiques. Les hommes sont habilles de chemises et pantalons amples blancs, de sandales blanches, un poncho bleu sombre, un petit chapeau et ont souvent une longue tresse. Les femmes portent de longues jupes droites et noires, des sandales noires, des chemisiers blancs brodes, un chale noir, et de nombreux colliers. Ce sont des habits traditionnels, mais aussi et surtout des habits de tous les jours pour eux. Bien sur, les Otavaleños ne sont pas tous habilles ainsi, mais quand meme une bonne partie de la population. Aujourd'hui vendredi, il n'y a qu'un seul marche, celui de la Plaza De Ponchos, le marche artisanal permanent. On se reserve pour le lendemain, donc on ne s'y attarde pas trop. On flane dans les rues, sous un beau soleil (la premiere fois depuis 3 semaines qu'on est en Equateur), on prend le temps de souffler un peu et de se preparer pour demain.
Car le lendemain, c'est le grand jour, et on se leve vers 6h du matin pour aller au marche au betail, qui a lieu tot et un peu en dehors de la ville. Dans les rues, c'est deja un peu l'effervescence. Les stands se montent, des gens charges de fardeaux arpentent les rues, on nous interpelle car pour les vendeurs, la premiere vente de la journee porte chance. Mais nous ne sommes pas trop interesses, on file a l'exterieur de la ville. Mais ici aussi, comme a Latacunga, il semble qu'a cause la grippe aphteuse, la majorite des animaux soient restes a l'etable. Il n'y a que des poules, des canards et des cochons d'indes ("cuy"). On se ballade un peu et on rentre a l'hotel pour le petit dej (enfin!!!!). Sur le retour, on se rend compte que toutes les rues du centre ville sont remplies d'etals et que ca commence a s'animer serieusement. Et c'est partie pour une journee au mileu des objets d'artisanat, et meme si on ne veut pas acheter, c'est difficile de se retenir. Il y a de tout pour nous autres, touristes: bijoux, peintures, sacs, tee-shirts, statuettes, chapeaux, instruments de musiques, ceintures, articles en cuir,... j'en oublie surement tellement il y a du choix. On est entoures d'une veritable fievre acheteuse. Il y a egalement des rues avec des objets de la vie de tous les jours, a destination cette fois-ci des habitants. En plus des deux marches precedemment cites (la Plaza de Ponchos et le marche au betail), il y a egalement le marche alimentaire, une profusion de fruits, de legumes, de viandes, le tout dans un tres beau cadre, sous des arcades blanches. Une longue journee a deambuler dans les rues, avec quelques pauses repos a l'hotel ou on prend un peu le soleil sur la terrasse. Les rues grouillent de monde, beaucoup de touristes. On mange vite fait au marche, dans un petit stand. Vers 17h, tout le monde commence a remballer, la rue se vide petit a petit. Pour nous, ce sera repos jusqu'au lendemain, et notre depart pour Quito. Otavalo est un tres beau marche, avec des gens qui sont restes tres authentiques. |